Créquy (Pas-de-Calais)

 

L'espace rural du Haut-Moyen-Age

L'espace rural du Haut-Moyen-Age  oppose deux types de paysages:

 l'infield (ou ager), espace organisé, sans doute cultivé, aux parcelles délimitées

 l 'outfield, espace exploité de manière plus extensive, aux composantes assez floues, convenant plutôt à l'élevage , peut-être aux cultures itiénéraires. C'est le "saltus" des campagnes mérovingiennes, qu'il faut cependant différencier de la sylve, véritable forêt

C'est en effet la forêt qui constitue l'élément essentiel du paysage créquinois. Elle subsiste encore dans le massif actuel des bois aux massifs existant encore actuellement, les anciens bois Mulet, du Troncquoy, Habart et des Granges qui ne furent défrichés qu'aux XVIIIème et XIXème siècles, mais aussi tout ce qui fut gagné à la culture lors des beaux siècles du Moyen-Age comme le Beaussart, le Terrage, peut-être le Florembeau, le Charbon, etc. Les bosquets actuels du Bocquetiaux, du Cariamur, des Riots s'étendaient autrefois davantage comme re rappellent le Bois Flayel, le Chêne Bouleau, le Chemin des Fréniaux, tout comme le Bois des Sains (Buisson Failli, le Bois défriché), et le bois des Trois Treillages (la Haie Graux, les Coréettes = bois de coudriers ?).

Le premier Créquy se présentait donc comme un ensemble de clairières aux contours imprécis, cernées par la forêt, émiettées encore par des haies- (limites): haie Graux, séparant Créquy et Torcy, la longue haie des dessus de Rucfort (des Bocquetiaux au chemin des Fréniaux).

Entre ces forêts et ces haies fortemet boisées, l'ager le dispute au saltus. On peut voir dans l'ager- hypothèse qui vaut ce qu'elle peut- les espaces où la cadastration antique présente encore des vestiges suffisants, signe qu'elle a pu perdurer, sans solution de continuité, sans que cela n'exclut certains gauchissements.

Ainsi l'ager recouvrirait:

le versant doux de la Créquoise, jsqu'aux lisières des Trois Treillages, les Coréettes et jusqu'à la Haie Graux, prolongeant une pointe vers la vallée de Rucfort, au delà du Courtil Ferrain.

 le campagne de Sains, au moins jusqu'au chemin d'Hesdin.

Le Préhédré jusu'au Grand Camp, prolongé par les terres du Fond Pollacq

Le plateau au delà de chemin de Boulogne, jusqu'au Chemin Perdu, la Trappe aux Leux

Des chemins structuraient cet espace: ils constituaient un héritage des cadastrations antiques, non sont avoir bui gauchissements, rajouts, adaptations au relief, et peut-être à l'évolution de l'habitat.

Le chemin de Boulogne (chemin du Beaussart) paraît avoir été un itinéraire essentiel, desservant le plateau est de Créquy. Se prolonge-t-il déjà au nord-ouest vers la Carrière Pro, à travers la forêt de Créquy, et au-delà, jusqu'à l'antique voie romaine de Brimeux à Thérouanne? Vers le sud, le chemin semble rejoindre le chemin de Saint-Pol (Chemin du Grand Camp)

 Autre grand chemin, celui de Lebiez, chemin de plateau dominant le versant abrupt de la vallée de la Créquoise, dont le tracé net du bois de Torcy aux Maisonnettes devient plus incertain vers l'est.

 Autre axe structurant, le chemin de la vallée prolongé par la rue Pauloise (rue de Pontoise), où aboutissent les chemins de desserte locale descendant du versant doux de la vallée (rues Cavain, Collart, D'en Haut et son prolongement vers la Campagne (Chemin de Campagne).

Quant à l'implantation des habitats, nous ne savons trop où les situer. Toute découverte de tessons de poterie, aussi modeste soit-elle, serait donc la bienvenue à condition qu'elle soit bien localisée et nous serions très heureux si nos lecteurs voulaient nous en avertir.

 

 

 

 

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