Créquy (Pas-de-Calais)

 

Le château de Créquy

Tel que le représente le plan cadastral, il s'agit d'un ensemble de fossés qui limitent un terre plein surélevé de quelques mètres par rapport à la rivière, et qui peut couvrir quelque deux hectares si l'on y englobe le terrain occupé par le presbytère, le cimetière et l'église.

Mais, ainsi que l'avaient relevé les historiens locaux du XIXème siècle, une seconde enceinte se dessine dans le parcellaire qui, avec la précédente, forme un trapèze de 220 et 280 m de bases, de 200 m de hauteur, soit plus de 5 hectares.

Le château proprement dit constitue une vaste plate forme surélevée par rapport à la rivière, limitée au nord, à l'est et au sud par de profonds fossés (4 m de profondeur moyenne à l'est et au nord, de 6 à 8 m à l'ouest). Cette plate forme porte aujourd'hui une maison de maître et ses dépendances. Cette partie nord-est affecte la forme d'un pentagone irrégulier. Son périmètre (limite intérieure des abrupts) mesure 320 m, son périmètre extérieur 470 m (y compris le fossé périphérique et la rivière).

Ves l'ouest, le nord et le sud, cette plate forme est dominée par une levée de terre en forme de croissant, de hauteur variable, mais qui ne dépasse pas en altitude le plateau environnant, à l'ouest (116 m contre 118 m). Cette levée, en son point culminant, atteint une dizaine de mètres (13 par rapport à la maison, 17 par rapport au point le plus bas des fossés vers la rivière. Il faut savoir qu'elle ne présente pas partout la même épaisseur (de 23 m au centre à 10 m) et que son sommet sert d'assise à une muraille dont on peut encore apercevoir de vastes pans quand la végétation ambiante est assez clairsemée.

Du côté ouest et sur les côtés nord et sud, là où la levée s'estompe, on distingue de vastes pans de murailles de l'enceinte.

Par sa forme, le site fortifié de Créquy semble appartenir à la famille des enceintes castrales délimitées par un important ensemble levée de terre-fossés, surtout à l'ouest et au sud (la rivière constituant à l'est une limite naturelle), délimitant un vaste espace intérieur.

La partie la plus élaborée, la plus puissamment fortifiée reste le croissant ouest dont on a parlé, là aussi où les restes de construction sont les plus apparents. On ne peut que penser à la gravure des albums de Croy, laquelle représente un donjon appuyé sur une partie de l'enceinte délimitée par des courtines. Peut-on voit l'emplacement du donjon en cette partie dominante?

Peu de renseignements d'ordre historique sur ce site, dont on peut supposer qu'il fut le berceau de la famille. On retrouve traces de son occupation "militaire" jusqu'à la fin du XVème siècle.

 

 

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