Créquy (Pas-de-Calais)

 

Le monument aux morts

Le 6 juillet 1920, le CM décide de la formation d’un Comité pour l’érection d’un monument aux morts, suite à la circulaire préfectorale du 14 juin. Le Comité est formé comme suit : Liégeois, président, Rassez, secrétaire, Courtin, trésorier, Lefebvre, membre, Lahaye, Bracquart Justin, Dermagny Alexandre, Lejosne Auguste, Brebion Justin, Petit Auguste

Le 8 août 1920, le CM prend l’engagement de verser le tiers du montant du prix du terrain nécessaire pour élever le monument dans le cimetière. La commission administrative du bureau de bienfaisance fait de même.

Voici comment le journal la France du Nord du 1er octobre 1920 relate la cérémonie d’inauguration du monument aux morts de Créquy.- La commune de Créquy, magnifiquement décorée, pavoisée et ornée de plusieurs arcs de triomphe a solennellement inauguré le monument élevé par ses soins aux 53 des ses enfants morts glorieusement au champ d’honneur.
Après un court service célébré à 2 heures à l’église qui était comble, le cortège se rendit au monument que bénit M. le curé.
Des discours inspirés du plus ardent patriotisme furent prononcés par MM. Courtin au nom du comité, Lefebvre, maire de la commune, Dufourny, ancien combattant, Paton, président des anciens combattants, De Lhomel, président du Souvenir français, Rassez au nom des familles des victimes, M. le curé de la commune.
Melle Germaine Lejosne, déclama d’une façon admirable, une pièce de vers en l’honneur des héros, puis les enfants des écoles entonnèrent l’Hymne aux morts de Victor Hugo. Un groupe de chanteuse exécuta des chants.

Le 7 novembre 1921, le Receveur municipal est autorisé à verser au Comité pour l’érection d’un monument commémoratif à Créquy les sommes inscrites au budget additionnel de 1921, soit au total 3080 F (2000 F pour le monument, 100 F pour fouilles et fondations, 980 F pour frais d’inauguration)

Durant la seconde guerre mondiale (le 23 mai 1940), l'occupant allemand a fait sauter le monument aux morts de la commune. En 1958, le conseil municipal décide de le reconstruire. La commune fit alors appel à M. DESCHAMPS, marbrier à Fruges, à. M. SOULARD, architecte et M. FONTAINE, métreur. Ce monument a été payé sur les dommages de guerre des bâtiments communaux.

 

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