Créquy (Pas-de-Calais)

 

Maxime Tilliette, curé de Créquy de 1802 à 1832

En 1802 rétablissement du culte catholique en France par Napoléon. M. Tilliette est officiellement nommé curé de Créquy. Il occupe son poste jusqu'à sa mort, 30 mars 1833. En 1801, à la rentrée de M. Tilliette, l'église de Créquy était dans un état complet de délabrement. Le choeur seul demeurait misérablement debout : plus d'ornements, plus de reliquaire, plus de vases sacrés qu'un calice en plomb, plus de linges. Le vaisseau de la basse église était tout à fait ruiné, maltraité autant par les temps que par les vandales des années précédentes.

En 1802 M. Tilliette a pourvu au mobilier absolument nécessaire pour le culte : vases sacrés, ornements, linges... Il a commencé et terminé, les années suivantes, la restauration de la basse église.

Vers 1825-1826 reconstruction entière du clocher, couverture en ardoises du toit de l'église , qui était encore en paille. La cloche, fendue depuis longtemps, était soutenue dans le clocher par deux fortes pièces de bois. En 1827, elle fut refondue par le fondeur Garnier. Elle s'appelait Françoise-Célestine, par M. François-Joseph Demagny, chirurgien, son parrain et Célestine Godin veuve Boudry sa marraine.

Sous M. Tilliette, il n'y a jamais eu de chaire de vérité ni de confessionnal. Il y avait , derrière le grand autel, une très petite place qui servait de sacristie où il confessait assis sur une chaise. Les pénitents se tenaient à genoux à ses pieds.

En 1832, M. Tilliette est mis en retraite à cause de son grand âge et ses infirmités. M. Tilliette a toujours eu une grande autorité pendant son exercice. Il était aimé et vénéré de tous. Il a eu à se plaindre du manque de sollicitude de la part de M. Pruvot son successeur. Il meurt en 1833.

 

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